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Je t’aime… moi non plus

Serge Gainsbourg, 1976

FROM ‘MARA, MARIETTA’
Part Three Chapter 9

̶  To think that all that beauty, that purity, that angelic innocence, was drawn from a two-bit café and a garbage dump!

In a restaurant on rue de la Roquette, across the glow of an indigo candle, we talk about Je t’aime… moi non plus.

̶  Now do you understand my silence?
̶  I do, Marietta.
̶  I was simply overwhelmed.

I am moved by the way this mythical tale of love in a no-man’s land moves you, I am moved by the way you are touched by this tragicomedy of innocence lost.

̶  What a film!

I sip my Gewürztraminer: The fineness of the wine complements your fervour.

Jane Birkin as Johnny, Joe Dallesandro as Krassky

Johnny-Jane

As you pinch a strip of wax pepper to a morsel of curried fish, the dexterity with which you handle your chopsticks impresses me. Hey, Johnny Jane: As I hum the melody, the candle invents fire in the black of your pupil, the curried fish discovers the Indian spice kitchen, the wax pepper creates the hottest, the most expansive, the most burning of colours: Everything is happening for the first time.

̶ You could have knocked me down with a feather when she said that!
̶ Said what?
̶ Je suis un garçon.

Geometric swirls of river-green swing from your earlobes. Is it because their gentle tug maintains a subtle tension with your sex that they bear that nacreous glow?

̶ The homosexuality is entirely incidental.

So you say as you serve yourself from the prawn and pomelo salad.

̶ It’s just a metaphor.
̶ For what?
̶ Love between a man and a woman.

Touched and disturbed by your lucidity, I lean back and sip my wine. I’m certain of the sincerity of your conviction, and wonder what it might mean for you and I. To what extent do we still believe, in the darkness of our being, that both sexes are within us, that we are omnipotent and immortal?

JE T’AIMES… MOI NON PLUS

Je t’aime, je t’aime, oui je t’aime
Moi non plus
Oh, mon amour
Comme la vague irrésolue

Je vais, je vais et je viens, entre tes reins
Je vais et je viens, entre tes reins
Et je me retiens

Je t’aime, je t’aime, oh oui je t’aime
Moi non plus
Oh mon amour, tu es la vague
Moi, l’île nue

Tu vas, tu vas et tu viens, entre mes reins
Tu vas et tu viens, entre mes reins
Et je te rejoins

Je t’aime, je t’aime, oh oui je t’aime
Moi non plus
Oh, mon amour
Comme la vague irrésolue

Je vais, je vais et je viens, entre tes reins
Je vais et je viens, entre tes reins
Et je me retiens

Tu vas, tu vas et tu viens, entre mes reins
Tu vas et tu viens, entre mes reins
Et je te rejoins

Je t’aime, je t’aime, oh oui je t’aime
Moi non plus
Oh, mon amour
L’amour physique est sans issue

Je vais, je vais et je viens, entre tes reins
Je vais et je viens, je me retiens
Non, maintenant, viens

LA BALLADE DE JOHNNY JANE

Hey, Johnny Jane
Te souviens-tu du film de Gainsbourg, Je t’aime,
Je t’aime… moi non plus, un joli thème
Hey, Johnny Jane
Toi qui traînes tes baskets et tes yeux candides
Dans les no-man’s-land et les lieux sordides
Hey, Johnny Jane
Les décharges publiques sont des atlantides
Que survolent les mouches cantharides
Hey, Johnny Jane
Tous les camions à benne
Viennent y déverser bien des peines infanticides

Hey, Johnny Jane
Tu balades tes cheveux courts, ton teint livide
À la recherche de ton amour suicide
Hey, Johnny Jane
Du souvenir veux-tu trancher la carotide
À coups de pieds dans les conserves vides
Oh, Johnny Jane
Un nouveau camion à benne
Te transportera de bonheur en bonheur sous les cieux limpides

Hey, Johnny Jane
Ne fais pas l’enfant, ne sois pas si stupide
Regarde les choses en face, sois lucide
Hey, Johnny Jane
Efface tout ça, recommence, liquide
De ta mémoire ces brefs instants torrides
Hey, Johnny Jane
Un autre camion à benne
Viendra te prendre pour t’emmener vers d’autres Florides

Hey, Johnny Jane
Toi qui traînes tes baskets et tes yeux candides
Dans les no-man’s-land et les lieux sordides
Hey, Johnny Jane
Écrase d’un poing rageur ton œil humide
Le temps ronge l’amour comme l’acide